Aujourd'hui, à cette heure-ci (en dépit de la publication anarchique ces temps-ci) un article aurait dû être publié. Aujourd'hui j'aurais dû aller travailler à Paris. Aujourd'hui je suis fatiguée, triste et déchirée.


Fatiguée ; parce qu'au moment de me coucher hier soir j'ai reçu des messages de proches me demandant comment j'allais. Même si je me suis résolue à éteindre la TV très tôt ce matin, j'ai eu du mal à trouver le sommeil. Dehors ce silence assourdissant rompu par des salves de sirènes de polices, d'ambulances alors que je ne me trouve pas au cœur des récents évènements. La nuit fut courte. Et dehors, le jour s'étant levé, ce silence anormal perdure.
Triste ; les mots me manquent et se bousculent à la fois pour décrire cette tristesse qui m'envahit. Je n'ai pas été touchée physiquement. Mes proches non plus, fort heureusement. Mais à l'intérieur une partie de moi est atteinte, en miette.
Déchirée ; entre ce sentiment de peur, d'insécurité et le souhait de continuer à vivre normalement.
Ce blog est un lieu d'expression, mon lieu d'expression, mon refuge, sur lequel je parle de ma passion. Mon sujet de prédilection c'est la beauté. Je ne souhaite pas publier d'article sur d'autres sujets, je ne sais pas faire, je ne sais parler en profondeur que d'un sujet réputé superficiel. Mais aujourd'hui je souhaitais écrire cet article hors sujet - certes rédigé à chaud et certainement un peu décousu  - pour exprimer ma pensée.
Même si ici je ne parle que de beauté, j'écris en fonction de mon humeur, avec un peu d'humour. Et aujourd'hui, le cœur n'y est pas.
Cet article est rédigé à la première personne, mais toutes mes pensées vont à l'ensemble des Parisiens, des Français, à toutes les personnes endeuillés et/ou dans l'attente de nouvelles.
Par respect pour le deuil national, je ne publierais rien ces prochains jours. Puis, le blog reprendra vie pour vous apporter un peu de douceur, un sourire - je l'espère - à votre quotidien.
Bien à vous,
Marie